melinda — 2008-02-21 17:59:18

Comment était vécu les rapports de travail entre les différents services? Quelles évolutions étaient possibles?

Cabassol — 2008-03-30 19:02:06

Bonjour,

Je n'ai navigué que 6 ans (1950 à 1956) et seulement à la TRANSAT, je ne peux donc parler que pour cette période et pour cette compagnie et en ce qui concerne les officiers dont je faisais partie.
Les rêgles étaient telles qu'il ne pouvait pas y avoir de concurrence entre les officiers d'un bateau : au cours d'un embarquement, un second capitaine ne prendrait jamais la place du commandant, le second mécanicien ne prendrait jamais la place du chef mécanicien, pareil pour les lieutenants ainsi que pour les officiers radios avec en plus une particularité pour ces derniers, il n'y en avait qu'un sur le plus grand nombre des bateaux.
Quand il n'y a pas de concurrence, la solidarité est libérée et c'est certainement cela qui a participé au fait que cette période est pour moi une des périodes les plus belles de ma vie.
Quand j'ai quitté la marine marchande pour la terre, malgré que la concurrence n'en soit pas encore au degré qu'elle a atteint de nos jours, j'ai eu quelques difficultés à me faire à un certain égoïsme généralisé.

Amicalement

melinda — 2008-03-31 15:41:18

Merci pour votre témoignage. Selon vous, comment expliquer la mise en place de ces règles par la Compagnie Générale Transatlantique?

Si d'autres personnes ont travaillé au sein d'autres compagnies, n'hésitez pas à faire part du fonctionnement de la hiérarchie au sein de votre compagnie.

Ou au contraire, si vous avez travaillé au sein de la Transat mais aussi au sein d'autres compagnies durant votre parcours professionnel, quelles étaient les différences selon les compagnies?

Cabassol — 2008-03-31 18:01:43

Je ne sais pas s'il s'agissait de rêgles écrites ou si ceci ne découlait pas du simple bon sens ; ce qui est certain c'est que le climat créé par ce type de fonctionnement donnait une ambiance que je n'ai jamais trouvée pendant ma longue carrière à terre.