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voir la fiche correspondante sur le site de French Lines : le métier d'officier radio-électronicien
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Actuellement lorsque que l'on se rapproche des côtes, vue les moyens électroniques embarqués à bord, il n'y a pas de problèmes particuliers pour se situer; à moins d'avoir un black complet et d'être perdu ???
Dans les années 60 je pense que les atterrages en plus de l'estime devaient se faire à l'aide de procédés tel que le Consol ou le Radio-goniomètre:
Stations consol Ploneis (Finistère), Lugo (Espagne), Bushmills (Irlande), Stavanger (Norvège).
Est ce l'officier radio qui s'occupait de bien régler la réception sur les longueurs d'ondes voulues ou bien le commandant.
Quelle part avait chacun ?
Réglages des appareils, écoutes des signaux pour lever les doutes, corrections, report du point etc...
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Bonjour,
Je suis un ancien Radio qui a mis sac à terre (avec regrets) après quelques années de navigation seulement, une des raisons en était l'évolution prévisible du métier, indépendamment des contraintes familiales.
Dans les années 68 à 71 j'ai donc occupé les fonctions d'élève radio sur des bateaux modernes pour l'époque tels le Ville de Lyon et Ville de Bordeaux à la NCHP, puis de radio Chef de Poste sur le Gasikara de la CMN (NCHP), le Ville de Manakara (CMN) stationnaire dans l'Océan Indien, le Tigre (Messageries).
Les responsabilités principales du radio étaient en mer la veille de sécurité avec des horaires de quart bien définis en fonction de la position géographique (fuseaux horaires), la réception et la transmission des messages (graphie) de et vers le siège de la compagnie (ou des agents) ainsi que ceux de l'équipage vers leurs famille. En outre s'ajoutait à cela la maintenance (dépannage) de tous les équipement électroniques du bord tant au niveau radio que navigation (radars, gonios, lorans, etc.... voire même autocomm téléphonique du bord et une petite partie administrative (PTT) liée à l'envoi des messages via les stations radio maritimes terrestres (St-Lys Radio pour les ondes cortes, ou les stations locales).
En fait le périmètre de responsabilité du Radio dépendait de la compagnie.
Par exemple:
A la NCHP (long cours) le radio assurait en plus la fonction de Commissaire de Bord : tenue du rôle d'équipage, à faire viser dans les ports, envoi et distribution du courrier, .....
En station (cabotage) le radio assurait le fonction d'intendant (marchand de soupe) en charge du ravitaillement dans les ports, gestion du personnel de cuisine (cuisinier, cambusier), établissement des menus, gestion de la cambuse (nourriture, alcools, etc...). Aller faire le marché en compagnie du cambusier après l'arrivée dans chaque port était une tâche primordiale. Par exemple à Madagascar chaque port avait sa spécialité: Majunga pour le riz, Tuléar pour le poisson frais acheté directement aux pêcheurs, Fort-Dauphin pour la langouste, quartiers de zébu, Tamatave port d'escale des longs courriers de la NCHP était le RDV attendu afin de se ravitailler en prodits d'épicerie divers auprès des intendants de ces LC. Durban/Le Cap pour le vin et le Wisky.
Aux Messageries, le Radio était limité à ses fonctions premières, avec toutefois (à l'époque) la charge de prendre les news en graphie auprès de l'AFP (pas de telex à bord).
D'une façon générale le Radio disposait de beaucoup de temps libre durant des escales qui duraient plusieurs jours voire 1 semaine ou deux. Il avait donc le temps d'une part d'assurer l'entretien de ses équipements et faire du tourisme sachant que la plupart du temps le poste radio était inutilisable au port voire dans certains cas mis sous scellés par lles douanes de même que la cambuse d'où l'intérêt pour l'équipage de prendre ses précautions avant l'arrivée au port.
Les officiers Pont de quart étaient directement en charge de l'exploitation/utilisation des équipements de navigation (radards, radio compas, radars, gonio, loran, etc.... ), y compris les communications VHF avec les autorités portuaires lors des arrivées ou des départs dans les ports. Le radio n'assurant que leur bon fonctionnement.
Actuellement avec les nouvelles technologies le métier s'est complètement transformé et c'est un peu dommage ...
Dernière modification par JC Giroud (2008-04-13 12:35:54)
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Le bonjour d'un ancien timonier de la NCHP 1975 à 1978
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Bonjour,
Ayant navigué comme officier radio de 1950 à 1956, j'ai forcément une vision assez proche de celle de J C Giroud en ce qui concerne les fonctions spécifiques du radio (veille, organisation des quarts dont j'ai parlé déja, entretien et dépannage du matériel du poste etc) mais différente sur le reste car le matériel électronique du bord était très rudimentaire et en ce qui concerne la navigation, nous n'avions qu'un appareil gonio (dont le radio avait la responsabilité) qui se trouvait généralement sur la passerelle dans le compartiment "navigation et table à cartes".
Pour répondre à franck, le point gonio dont le principe était le même que celui en vue de terre, en remplaçant simplement les phares ou les points remarquables de la cote par des radiophares ( 2 minimums trois de préférence comme en vue de terre) ;
ce point était donc sous la double responsabilité de l' officier de pont qui était de quart et de l'officier radio auquel il faisait appel ; c'est l'officier radio qui détectait les radiophares (indicatif morse de 3 caractères en général) et qui donnait la position du radiophare par rapport au cap du navire, l'officier de pont relevait le cap au TOP de l'officier radio, puis faisait la combinaison des deux, appliquait les corrections(déclinaison, déviation) et le traçait sur la carte.
En ce qui concerne la téléphonie du bord, elle était succinte, simple et jamais en panne : un tuyau reliant les points névralgiques entre eux (passerelle, machine, poste de radio) ; à chaque bout de ce tuyau, un sifflet et pour parler toujours le tuyau ; jamais de coupure, pas de friture, et entretien nul.
En ce qui concerne le "lever de doute", je ne m'en suis jamais servi car l'estime des officier de pont était toujours largement assez précise pour ne pas avoir à le faire.
A la TRANSAT qui est la seule compagnie ou j'ai navigué, et dans cette période, l'officier radio n'avait aucune autre fonction que celle de son métier mais personnellement, par amitiés pour mes collègues du pont, après avoir écouté la carte météo, je la traçais sur le document adéquat, j'essayais de prendre la presse qd on était en haute mer et que j'avais le temps mais "il vallait mieux préparer qques crayons car pour suivre c'était très très rapide ; je ne sais pas si j'avais le droit d'ailleurs car il fallait être abonné si je ne me trompe pas, mais peu importe il y a prescription .
De la même façon, comme j'aimais bien assister aux manoeuvres de port, je montais à la passerelle mais comme les commandants n'aimaient pas être génés dans ces moments là, je m'étais attribué le chadburn et j'en étais devenu le spécialiste ; tous les commandants avec lesquels j'ai navigué n'ont jamais rien dit (un glandeur : NON mais un matelot de plus était le bienvenu).
Bon ça n'a l'air de rien mais ça m'a permis de traverser de nombreuses fois le canal de Panama en étant au premières loges, et pour la vue et pour apprécier le professionalisme du pilote et de tous les intervenants au passage des écluses.
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J'ai retrouvé une photo que j'avais prise dans les années 80, lorsque j'étais élève officier.
C'est sur un ferry de la Sea Link; ligne Dieppe, Newhaven.
Je ne me rappelle plus si c'est le "Chartres" ou le "Versailles" ?
Je pense que le local radio devait être différent à votre époque ?
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Bonjour,
Je suis étonné car j'avais posté un msg faisant réponse ou complément aux précedents, il avait bien été pris en charge et je ne le trouve plus.
SURPRISE ! en faisant dérouler la page de ce msg, je les trouve à la suite bizarre non ?
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